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Parlons peu, parlons Pride

L’année 2019 a décidément marqué un tournant pour la communauté LGBTQIA+ des régions annéciennes et genevoises. En juillet dernier, la Pride faisait enfin son grand retour en Suisse romande après 8 ans d’absence, et quelques jours plus tard c’était au tour de la Venise des Alpes d’accueillir sa toute première Marche des Fiertés ! C’est l’occasion parfaite pour nous de retracer brièvement l’histoire de ces marches, et de nous rappeler pourquoi nous défilons chaque année sous les couleurs du drapeau arc-en-ciel.

L’origine du mouvement remonte à la fin des années 60, lors de ce que l’on appelle les émeutes de Stonewall. À cette époque, les droits de tous ceux et toutes celles ne correspondant pas aux normes sexuelles et de genre étaient bafoués, les arrestations étaient monnaie courante et ces personnes subissaient constamment une très forte répression policière. Le 28 juin 1969, dans ce contexte de tensions, la police new-yorkaise fait une descente au « Stonewall Inn », un bar mafieux dans lequel se retrouvaient habituellement homosexuel-le-s et transgenres, drag-queens, travailleur-euse-s du sexe, etc. C’est l’étincelle qui met le feu aux poudres et une violente manifestation qui se poursuivra dans la rue éclate alors. Les occupant-e-x-s du bar refusent de se laisser faire, refusent de continuer à être victimes d’autant d’injustices et repoussent les forces de l’ordre. Ce soulèvement mènera à la création du « Gay Liberation Front », un groupe antimilitarisme, antisexisme et antiracisme qui se battra pour faire valoir les droits des personnes LGBTQIA+ et s’attaquera aux inégalités sociales. L’année suivante, le GLF organisera une marche pour commémorer les évènements de Stonewall : une tradition était née.

Les « Gay Pride » deviendront progressivement les « Marche des Fiertés » par souci d’inclusivité. Le terme « gay » étant très souvent associé à l’homosexualité masculine, cette nouvelle appellation permet d’englober toutes les personnes de sexualités et d’identités de genre diverses et variées. Bien que se déroulant toujours dans une ambiance festive, les Marches des Fiertés restent, encore de nos jours, éminemment politiques. La Suisse n’a toujours pas légalisé le mariage pour tous. En 2018, SOS-Homophobie recensait 1905 témoignages d’agressions homophobes, transphobes ou lesbophobes en France. Les hommes ou les femmes ayant des relations avec le même sexe encourent toujours la prison au Guyana ou en Malaisie, par exemple, et la peine de mort au Brunei, en Iran, au Yémen et la liste ne s’arrête pas là. De nombreux pays d’Afrique, du monde arabe ou d’Europe de l’Est pénalisent encore durement l’homosexualité ou dénie parfois même l’existence de la communauté LGBTQIA+. La Russie n’a jamais connu de Pride car, sous le prétexte d’une loi interdisant la « propagande homosexuelle » auprès des mineur-e-x-s, toutes les velléités de rassemblements se voient rapidement étouffées dans le pays. Et ce n’est ici qu’une petite poignée d’exemples. Voilà pourquoi, tous les ans, toujours plus d’individus se réunissent aux quatre coins de la planète pour prouver au monde qu’ils existent et pour défendre leur liberté d’être et d’aimer qui bon leur semble.

Nous pouvons être fier-e-x-s du chemin parcouru, sans oublier cependant que le combat est encore loin d’être gagné. Dû au franc succès qu’elles ont rencontré l’année passée, les Marches des Fiertés d’Annecy et de Genève reviennent toutes les deux en juillet 2020. Nous vous donnons donc rendez-vous cet été pour brandir bien haut les couleurs de notre drapeau et célébrer une fois de plus l’acceptation et la tolérance !

Geneva Pride 2020 : du 27 juin au 5 juillet 2020

Marche des fiertés 2020 – Annecy : 11 juillet 2020

Gentlemen, start your engines, and may the best woman win!

Hello, hello, hello !

Amateurs et amatrices de talons aiguilles, de tenues flamboyantes, de drame surjoué et de lip-syncs à s’en décrocher la mâchoire, vous n’aurez certainement pas manqué le début de la douzième saison de RuPaul’s Drag Race, diffusée depuis le 28 février dernier. Devenue un phénomène planétaire en quelques années, cette téléréalité connaît un succès grandissant auprès de la communauté LGBT+ comme auprès du grand public.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas RuPaul (Incroyable mais vrai, c’est possible), il s’agit non seulement d’une drag-queen étasunienne, mais aussi d’un acteur, chanteur et producteur ayant acquis le statut d’une célébrité à la renommée internationale. Depuis 2009, il anime et produit RuPaul’s Drag Race : une compétition dans laquelle s’affronte une dizaine de drag-queens pour obtenir le titre de « America’s Next Drag Superstar », en plus d’une récompense de plusieurs milliers de dollars. Chaque épisode s’articule autour d’un défi bien précis de danse, de chant, de couture ou encore de comédie, et se termine par l’élimination déchirante de l’une des participantes.

“Drag is art, and art is subjective” – The Boulet Brothers

Traditionnellement, le drag consiste, pour un homme ou pour une femme, à porter des vêtements habituellement associés au sexe opposé et à parodier les stéréotypes de genre. On désigne généralement les drag-queens sous le nom de « female impersonator », cependant, cette vision ne cesse d’évoluer, et de nos jours le drag est souvent considéré comme une forme d’expression artistique ouverte à tous, consistant à libérer sa créativité plutôt qu’à donner l’illusion d’appartenir à un autre sexe. Par ailleurs, faire du drag ne donne aucune indication sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de la personne, quelques hommes bisexuels et hétérosexuels ont même pris part à ce genre d’émissions télévisées.

“We’re all born naked and the rest is drag.” – RuPaul

Que l’on adhère ou non à cette série, on ne peut pas nier son impact révolutionnaire. Son plus grand succès est certainement d’avoir réussi à rendre « mainstream » une grande partie de la culture « queer ». Sa popularité contribue à normaliser de nombreuses problématiques auparavant taboues, à donner une visibilité énorme à la communauté LGBT+ et à offrir une plateforme immense à des centaines d’artistes queers. Au cours des épisodes, nous avons régulièrement l’occasion d’écouter les compétitrices parler de leurs vécus personnels et des difficultés que connaissent encore les personnes LGBT+ dans le monde, devenant ainsi une source d’inspiration pour les plus jeunes téléspectateur-rice-x-s. Reflet d’une société de plus en plus ouverte ou architecte d’un monde plus tolérant, RuPaul’s Drag Race s’est même vu récompensée de cinq Emmy Awards en 2018, dont celui de meilleure émission de téléréalité et de meilleur présentateur d’émission de téléréalité pour RuPaul.

La série, en plus de s’être exportée au Royaume-Uni en 2019, a ouvert la voie à de nombreuses autres émissions comme « Drag Race Thailand », « La Más Draga » au Mexique, ou encore Dragula. Cette dernière émission ne sera sûrement pas au goût de tout le monde, car les participant-e-x-s, qui s’affrontent pour le titre de « Next Drag Super Monster » relèvent des défis parfois plus violent et plus dérangeant pouvant heurter les plus sensibles. Mais il est important de noter que l’année dernière, le casting se composait non seulement de drag-queens, mais aussi de drag-kings et d’artistes non-binaires.

Après toutes ces louanges vient le moment de nuancer un peu. En effet, RuPaul a été maintes fois sous le feu des critiques pour ses propos transphobes, on lui a également reproché d’exclure volontairement les personnes transgenres de son émission, pourtant pionnières dans l’art du drag. Suite à une polémique en 2018, une drag-queen ayant entamé sa transition avait été invitée à revenir pour la quatrième édition de « RuPaul’s Drag Race : All stars », mais malgré cela, une majorité d’hommes cisgenres reste toujours représentée dans les dernières saisons. Rappelons aussi qu’il s’agit d’une téléréalité, où tout est mis en scène, parfois truqué, et qui ne donne à voir qu’une petite partie de ce qu’est le drag ou de ce qui constitue la culture LGBT+. Drag Race n’est donc pas un incontournable ni l’unique référence en matière de drag, et la « Gay Card » ne s’obtient pas non plus en regardant la série. Celle-ci peut d’ailleurs donner beaucoup d’attentes irréalistes aux plus jeunes membres de la communauté ou même aux personnes découvrant cet univers. Au-delà d’une apparence fabuleuse, une drag-queen sait avant tout animer une soirée comme personne, sans forcément avoir besoin de 15 changements de tenues ni d’acrobaties à en donner le tournis, bref, rien ne vaut une véritable performance en direct, dans un bar ou en boîte de nuit !

Pour terminer, nous saluons au passage la toute première drag-queen française à faire partie de l’aventure : Nicky Doll ! Croisons les doigts pour qu’elle aille loin et fasse honneur au drapeau bleu blanc rouge.

Bon visionnage à tou-te-x-s les fans de la première heure, et pour les autres, nous espérons que cet article vous aura convaincu de vous plonger dans ce fantastique divertissement sans plus attendre !

And don’t forget, if you can’t love yourself, how in the hell are you going to love somebody else! Can I get an amen up in here?

Annecy queer

Cette semaine, QueerGaies News se lance un défi : faire un bref historique des établissements LGBT+ qu’Annecy a pu connaître dans ses années les plus folles ! En effet c’est au début des années 90 que tout commence, période à laquelle l’homosexualité cesse d’être considérée comme une maladie mentale par l’OMS. Différents établissements voient alors le jour, comme le « Happy People », une grande discothèque à Chaumontet, ou encore le « Comedy Cafe », situé dans le Passage du Sorbier près de la poste du centre-ville. Ce cabaret était réputé pour ses soirées dansantes et transformistes où l’on pouvait assister à de nombreux spectacles. Enfin, d’autres établissements s’ajoutent également à ce beau catalogue : Le « Petit Troquet « l’Optimum », rue Filaterie, le « Danelly », rue Carnot.

Petite histoire du milieu récréatif LGBT+ à Annecy…

Début des années 90 :

- Tout juste après que l’homosexualité est rayée de la liste des maladies mentales, le « Happy People », une grande discothèque, voit le jour à Chaumontet, près du Grand Epagny. Cette boîte de nuit marche à merveille, les gens viennent de Genève et de Lyon pour s’y rendre, et donne à Annecy la réputation d’être la ville où personnes homosexuelles et hétérosexuelles cohabitent le mieux.
- Ouverture du « Comedy Café » dans le Passage du Sorbier près de la poste du centre-ville. Cabaret dansant, transformistes et spectacles sont au rendez-vous.
- Les deux gérants des établissements précités se « marient » fictivement pour sceller leur union et défilent en robes de mariées dans les rues d’Annecy !
- D’autres établissements jalonnent les rues d’Annecy dans les années 90, le « Petit Troquet », rue Royale, « l’Optimum » rue Filaterie et « le Danellys », dans la rue Carnot.

Milieu des années 90 :

- Le « Happy People » passe un accord avec la discothèque « Le Barock », située rue Carnot, pour échanger leurs murs et s’installe au centre ville en rachetant du même coup le bar à côté de la boite que l’on appelle désormais « At The Villa » !
- Le gérant du « Comedy Cafe » ouvre un « after » gay appelé à l’époque le "Studio 9" !
- Une discothèque LGBT+ voit le jour dans la rue Vaugelas, elle s’appelle « Le Point G ».
- En 1998, Une ex-pizzaïolo ouvre un bar-restaurant lesbien dans la rue Jean-Jacques Rousseau, appelé « Le Bouche à Oreille ».
- Le « Studio 9 » situé avenue de Chambéry est rebaptisé « Le Stud’ ».

Le milieu LGBT+ bat son plein !

Début des années 2000 :

- Un ancien garagiste ouvre le « Savana Café », un bar gay sur deux étages dans le Passage Gruffaz, et embauche la « Maman » d’Annecy comme serveur.

Une succession de fermetures :

Face à la pression des habitants, qui se plaignent de nuisances nocturnes, à la diminution du pouvoir d’achat, ou pour d'autres raisons, de nombreux établissements sont forcés de mettre la clé sous la porte. Coup dur sur coup dur, après la fermeture du « petit Troquet » et de la discothèque « Le Point G », c’est au tour du « Stud’ » de disparaître définitivement pour des questions de drogue.
- Vente du Savana Café. « Maman » retourne au « Comedy Cafe » et le patron du « Savana » devient serveur à « l’Atelier des Sons » dans les pentes du château d’Annecy. Pour la petite histoire, ce bar, qui est à l’origine hétérosexuel, sera fréquenté principalement par des personnes gays ou lesbiennes !

Été 2003 : Première Pride à Annecy ! Tous les établissements de la ville et des alentours organisent une « Roller pride » sur la piste cyclable au départ du « Happy People » à destination du restaurant "Chez ma cousine" à Doussard.

Juillet 2006 : Création du Forum en ligne Lesbiannecy !

Mars 2007 : Fermeture définitive du « Com’ Café » et ouverture de « L’Equinox » rue Vaugelas par l’ancien gérant du « Com’ ».

Avril 2007 : Fermeture de « l’Equinox », et de « L’atelier des Sons » et reprise de « l’Equinox » par « Maman » qui baptisera celui-ci « Le Verre-Luisant ».

Septembre 2008 : Fermeture du « Bouche à Oreille » !

Août 2010 : Fermeture du « Happy People » et du bar « At the Villa ».

Eté 2010 : Ouverture du bar « le Vitis » rue du Pâquier, lesbiennes friendly et du nouveau restaurant de Pénélope (Chez Pen), ancien employé au « Happy People ».

Hiver 2010 : Création des soirées OnlyGirls sur Annecy via le forum Lesbiannecy, soirées régulières 100% filles dans différents lieux d’Annecy.

Eté 2011 : Ouverture du bar gay « La Vie en Rose » à côté de l’ancien « Comedy Café ».

2012 : Fermeture du « Vitis bar » et de La Vie en Rose.

2013 : Changement de gérance pour le « Verre-Luisant », rebaptisé le « NEXT DOOR ». Julie de l'ancien staff du « Happy » reprend le bar de nuit.

2015 : Le « NEXT DOOR » ferme ses portes en mai 2015.

2016 : Dissolution de l’association OnlyGirls. Sa fondatrice reprend la gérance du bar-restaurant « l’Envol » la même année à Metz-Tessy. Elle organisera des apéros mensuels LGBT+ intitulés les apéros de la Licorne jusqu’à son départ de la gérance en 2018.

2016/2017 : Organisation du festival du film des minorités de genre et sexuelles, TRANSPOSITION, qui durant deux ans programmera sur 15 jours annuels la diffusion de films LGBT+ dans différents cinémas d’auteurs annéciens. Plusieurs conférences, soirées et spectacles sur cette thématique auront également lieu.

Durant cette même période plusieurs établissements organiseront des événements LGBT+ (le « Fitzgerald club », qui prend la place du « NEXTDOOR », le 24 du Faubourg, qui prend celle du « River’s »)

Du renouveau !

Janvier 2019 : Création du groupe Facebook LGBT Annecy et Alentours par Mélanie qui organise des petits évènements tels que des pique-niques, des apéros et des accro branches.

Juillet 2019 : Organisation de la première marche des fiertés en plein centre-ville par l’association ANNECY PRIDE.

Décembre 2019 : La fondatrice du groupe Facebook Annecy LGBT Alentours lance en freelance l’enseigne QUEER GAIES pour organiser de plus gros évènements LGBT+ à Annecy.

Petit guide de survie du Coming Out !

Aujourd'hui, parlons du coming out. Mais avant tout, qu'est-ce que c'est ?
Le coming out, raccourci de l'expression "coming out of the closet" = sortir du placard, est l'action de dévoiler son homosexualité, sa bisexualité et / ou son changement de sexe.
Il y a un peu une vie avant coming out, et une vie après coming out. Autrement dit, c'est le moment où tout le poids de cette grosse pierre que tu te trimbalais sur l'estomac, qui pesait une tonne sur ta conscience, s'envole enfin de ses propres ailes tel un petit papillon aux couleurs de l'arc en ciel !
Adieu culpabilité, adieu mensonges, je me dévoile et par là, je m'accepte enfin tel.le que je suis vraiment, aux yeux des autres, mais surtout vis à vis de moi-même...
Ça y est tu as clamé haut et fort qui tu es et qui tu aimes !
Facile à dire, mais pas facile à faire...
Oh que oui, ce fameux coming out n'est pas une mince affaire, il va dépendre des personnes qui sont en face de toi, mais aussi de la manière dont tu décides de l'exprimer !

Juste pour toi, on a regroupé ici quelques petits conseils pratiques pour t'aider :

Énoncer son orientation en l'assumant ! Si tu amènes tes propos sans en faire un problème, alors ça va déjà bien dédramatiser le bordel !

Entoure-toi de personnes que tu sais ouvertes, pour leur en parler avant, commence par les plus faciles, ça te fera de l'entraînement et ça te mettra en confiance ! (Par exemple, évite de commencer par tes grands parents, eux, c'est généralement le Boss final de l'aventure du coming out, car il faudra faire face à des préjugés et des mœurs d'une autre époque, ancrés bien profondément !)

Pas besoin d'attendre le moment parfait pour faire ton annonce, car ca n'arrive jamais ! Monsieur le Coming Out n'a pas d'âge, et son activité favorite est de procrastiner .. Le bon moment, c'est quand tu le sens !

Rapproche-toi de personnes qui ont déjà fait le leur, tu verras que parfois, ça peut aussi bien se passer et qu'on est toujours vivant après !

Renseigne-toi, il y a beaucoup de supers assos qui peuvent t'aider, répondre à tes questions, t'accompagner, te faire rencontrer des personnes safe, et même, accompagner tes proches qui seraient un peu perdu.e.s par cette annonce !

Laisse-leur un peu de temps, les réactions à chaud ne sont pas forcément les plus représentatives, c'est toujours un peu bizarre au début, juste après la grande déclaration, mais ne t'inquiète pas, le temps aide bien à l'affaire !

Parfois tu as même de belles surprises ! Tu te dis : " - Oh mon dieu, ma tante Josie n'acceptera jamais je suis sûre, je la connais !" Et en fait, c'est elle qui te demandera de venir aux gayprides avec toi !
Après, il y a ceux qui ne veulent pas entendre ni comprendre... L'homophobie résiste encore et toujours, malgré l'évolution des mœurs !
Dis-toi dans ce cas que le problème, surtout, ce n'est pas toi... Ils ne sont pas encore prêts à ouvrir leurs petits cœurs, fermés à double tour par des bourrages de crâne et des préjugés...
Le coming out est un magnifique combat, car c'est un combat au nom de l’amour... Alors soit en fièr.e !
Et de plus, ce n'est jamais vraiment fini ! Des petits coming out, tu vas devoir en faire tout au long de ta vie ! L'annoncer à de nouvelles fréquentations, à tes nouveaux collègues, en soirée...
Les premières fois c'est toujours une épreuve, mais on "s'habitue" avec le temps !
Et bien sûr, ce n'est pas une obligation, si tu ne le sens pas, tu peux aussi garder ton jardin secret, à partir du moment où tu te sens bien avec !
Ce qui ne te tue pas te rend plus fort, tu vas devenir extrêmement badass après quelques années de pratique !

Saches que tu ne seras jamais seul.e, on te met en dessous 2 assos présentes dans toute la France, vraiment top pour des petits et gros coups de pouce !

L'association "Contact", groupes de paroles, écoute, conseils : Voir notre article
L'association "Le refuge" pour accompagner et héberger davantage de jeunes rejeté.e.s par leurs proches car homosexuel.le.s ou transgenres :
Site internet : le-refuge.org
Urgence 24h/24 : 06 31 59 69 50

L'association Aides

Photo de l'association aides

Aides intervient sur l’ensemble du territoire français auprès des personnes séropositives et aux personnes les plus vulnérables au VIH et aux hépatites : les hommes qui ayant des relations sexuelles avec des hommes, les femmes, les personnes trans, les travailleurs-es du sexe, les personnes migrantes, les usagers-es de drogues, les personnes vivants avec le VIH, les détenus. Nos actions se déroulent hors les murs et dans nos locaux.

Créée en 1984, Aides est la première association de lutte contre le sida et les hépatites en France et en Europe. Elle est reconnue d’utilité publique et labellisée « don en confiance » par le Comité de la Charte.

Aides agit depuis 30 ans avec et auprès des populations les plus vulnérable au VIH/SIDA et aux hépatites pour réduire les nouvelles contaminations et accompagner les personnes touchées vers le soin et la défense de leurs droits. Plus globalement, l’association joue un rôle majeur dans l’amélioration de la prise en compte des malades dans le système de santé en France, l’évolution des droits des personnes et la lutte contre les discriminations.

Ses principes : respect, indépendance, confidentialité et non jugement.

Plus d'informations sur le site de l'association : aides.org

L'association Contact

Photo de l'association contact

Aujourd’hui, Queer Gaies News aimerait mettre en avant l’association Contact.

Cette belle association a pour objectif de réunir les personnes LGBT et de promouvoir le dialogue entre les parents, les personnes LGBTQ+, leurs ami.e.s et leurs familles. Des groupes d’écoutes et de paroles sont organisés le troisième samedi des mois impairs à la salle Commandant Nizier de la Maison Aussédat au 7 rue de la providence à Annecy.

Contact dispose également d'une ligne d’écoute et d'une belle antenne annécienne présidée par Valérie Dejoux.

Vous pouvez les contacter au 07 83 47 65 63. Une ligne d’écoute anonyme et gratuite est aussi disponible au 08 05 69 64 64.

Plus d'informations sur le site de l'association : asso-contact.org

Ton album arc-en-ciel

Illustration de l'album arc-en-ciel

Mixte, non genré, Ton album arc-en-ciel est un livre de naissance illustré conçu par les LGBTQI+ pour les LGBTQI+. Ayant constaté l’absence en France, en librairie ou sur internet, de livre de naissance pour famille homoparentale, nous avons décidé de combler cette lacune, source d'inégalité et de discrimination, en créant nous-mêmes le livre dont tant de couples ont besoin !

Ton album arc-en-ciel est un livre ouvert : pas besoin de rayer les mentions inutiles, l'album s'adapte aux multiples configurations possibles des familles. Chacun peut y inscrire les particularités de sa parentalité (couples lesbiens, couples gays, co-parentalité) et y raconter son histoire. Nous avons accordé une place importante à la libre expression et certains chapitres abordent des aspects spécifiques à l'homoparentalité (PMA, famille choisie, arbre généalogique ouvert – à plusieurs branches, non restreint à la famille biologique) ou peu présents dans les albums hétéro-normés (la rencontre, la construction du projet parental). Nous tenions également à sortir des stéréotypes de genre : l'album est mixte, les personnages sont non sexués, les couleurs non genrées et l'écriture inclusive. Enfin, dernière spécificité mais non des moindres, cet album a été réalisé en concertation avec les familles homoparentales elles-mêmes, pour qu’il réponde au mieux à leurs besoins.

Aujourd’hui, Ton album arc-en-ciel est en vente sur le site tonalbumarcenciel.fr ainsi que chez quelques partenaires libraires. Vous pouvez nous suivre sur Facebook, Twitter et Instagram.

Le bon plan du QG : -10% sur votre commande en passant par contact@tonalbumarcenciel.fr avec le code QUEERGAIES

Un amour perdu

Je me souviens de t’avoir rencontrée
du jour, où nos chemins se sont croisé.

...

Je me souviens du jour où j’ai compris
que tu avais une place dans ma vie.

...

Je me souviens de notre première nuit
où dans tes bras je me suis endormie.

...

Je me souviens d’avoir longtemps rêvé
Qu’un jour, mon amour serait partagé.

...

Je me souviens que c’est avec tes mots,
que je me suis effondrée en sanglots.

...

Et je me souviendrai pendant longtemps
de tes yeux bleus qui me fascinèrent tant.

« L Word », le retour !

Photo des acteurs de la série L Word

Aujourd’hui, Queer Gaies News vous parle d’une série culte pour notre communauté : « The L Word ». Vous n’êtes sûrement pas sans savoir que cette série, qui retrace la vie de différentes femmes lesbiennes, a eu un réel impact sur notre communauté et sur la façon dont cette dernière est perçue. « L Word » voit le jour en janvier 2004 grâce à la réalisatrice Ilene Chaiken. De son idée naissent Shane, Alice, Bette, Tina, Jenny, Helena, Carmen, des personnages fictifs qui deviendront des icônes de notre génération. Malheureusement, la série prend subitement fin en mars 2009. Le mystère entourant la mort de l’une des héroïnes restera donc entier jusqu’en automne 2019, lorsque « The L Word : Generation Q » fait son grand retour. La série revient avec de nouveaux visages (en gardant tout de même quelques personnages emblématiques tels que Shane, Bette, Alice), une nouvelle intrigue, de nouvelles romances, du drame : le mélange parfait pour passer de bons samedis soirs au chaud entre ami.e.s !

Bon plan Queer Gaies : 1 mois gratuit avec Canal + pour regarder votre série préférée.

Autopsie du Drama-Gouine post-rupture.

Tout le monde le sait, la plupart des ruptures lesbiennes se déroulent dans les insultes, les cris, les larmes, le summum du Drame avec un grand D. "La vie n'est qu'un théâtre et chacun y joue son rôle" comme le disait si bien Shakespeare.
Hier, votre petite amie vous a largué. Elle vous a expliqué que ça ne vient pas de vous, qu’elle n’est pas prête, que vous n’attendez pas les mêmes choses, que vous ne regardez pas dans la même direction…et blablabla…
Seulement il y a comme un hic, vous ne l’entendez pas de cette oreille ! Et la suite de l’histoire est plutôt cousue de fil blanc.

D’abord, il y aura le premier soir où vous serez suffisamment pompette pour avoir la bonne idée de l’appeler, de l’insulter en pleurant en lui vociférant des noms d’oiseau, le tout avec la goutte au nez.
Le lendemain, vous vous taperez la tête contre un mur en vous répétant que vous êtes une conne. La nuit portant conseil, dès votre réveil, vous finirez par vous excuser dans un long et larmoyant SMS.

Vous essayerez également d’évoquer de bons souvenirs, et pour cela, vous dormirez avec son pull qu’elle aura laissé chez vous. Vous lui enverrez une photo de vous en train de dormir avec celui-ci ou vous inonderez son portable de vos anciens selfies de vacances passée ensemble, « Regarde comme nous sommes belles, quel gâchis».
Dans quelques temps, vous regretterez tous cela…

A ce stade rien ne va plus, vous lui envoyez des sms, beaucoup (trop) de sms, mais heureusement vous avez Free, vous avez tout compris. Dans tous les styles, toutes les humeurs et sur tous les sujets :
- « J’ai bien réfléchi, tu avais raison, nous deux c’est mieux ainsi, nous sommes trop différentes»,
- « On ne peut pas finir ainsi, on a créé notre univers, on est faite pour avancer côte à côte. »,
- « T’es vraiment qu’une conne, me courir après, coucher avec moi et me plaquer comme une merde après toutes tes belles paroles… Tu ne me mérites vraiment pas… crève pourriture de communiste* » (*on a les références qu’on peut)
Dans le Drama-Gouine, il y a aussi la filature pour les plus « atteintes », vous l’attendrez sagement dans les bars à Goudou que vous fréquentiez et vous feindrez de vous retrouver là par hasard ! Vous rirez trop fort, vous aurez l’air trop euphorique, et vous passerez pour une désespérée devant ses copines, voire même devant sa nouvelle target. Nouvelle target que vous snoberez tant bien que mal, lui trouvant tous les défauts du monde, en la comparant aisément à un Picasso. Pire encore, vous ferez des détours de 50km pour passer devant chez elle, pour vérifier qu’elle est rentrée (seule), que la lumière est allumée, pour apercevoir une ombre, avoir l’illusion d’être près d’elle…

Si vous êtes dans la catégorie « particulièrement tordue », vous vous découvrirez une passion soudaine pour le christianisme, la magie noire, la sorcellerie vaudou, la voyance pour invoquer les dieux de sapho (ou de sa faute !) ou les saintes patronnes de la réconciliation lesbienne. Vous tricherez en tirant les tarots afin de mettre les esprits de votre côté… Ensuite, vous la supprimerez de Facebook, Twitter, Instagram....de votre vie virtuelle, pour mieux la sortir de votre réalité. Puis vous l’ajouterez à nouveau, pour finir par la re-bloquer en ne manquant pas d’espionner ses profils grâce au compte de vos copines en commun.

Si vous êtes fortement Drama, vous irez jusqu’à envoyer des SMS cochons, avec des photos de vous en train de vous asperger de champagne avec un commentaire digne d’un roman classé X, auquel (bien sûr) elle ne répondra pas… Donc, vous finirez par l’insulter (toujours par SMS) pour clore une conversation (ou plutôt un monologue) à laquelle elle ne répondra pas non plus. Mais un jour, ou une nuit, vous cesserez de pleurer trop, de crier trop, de manger trop, de fumer trop. Un beau jour ou peut-être une nuit, vous n’aurez plus mal et vous vous sentirez suffisamment bien avec vous-même pour y croire à nouveau.
Vous avez certainement déjà pensé que vous ne pardonnerez jamais, et vous avez pardonné. Le temps fait son œuvre, le chagrin passe et l’énergie recommence à couler dans vos veines. Vous êtes ouverte à de nouvelles rencontres.