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Divertissement

Gentlemen, start your engines, and may the best woman win!

Hello, hello, hello !

Amateurs et amatrices de talons aiguilles, de tenues flamboyantes, de drame surjoué et de lip-syncs à s’en décrocher la mâchoire, vous n’aurez certainement pas manqué le début de la douzième saison de RuPaul’s Drag Race, diffusée depuis le 28 février dernier. Devenue un phénomène planétaire en quelques années, cette téléréalité connaît un succès grandissant auprès de la communauté LGBT+ comme auprès du grand public.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas RuPaul (Incroyable mais vrai, c’est possible), il s’agit non seulement d’une drag-queen étasunienne, mais aussi d’un acteur, chanteur et producteur ayant acquis le statut d’une célébrité à la renommée internationale. Depuis 2009, il anime et produit RuPaul’s Drag Race : une compétition dans laquelle s’affronte une dizaine de drag-queens pour obtenir le titre de « America’s Next Drag Superstar », en plus d’une récompense de plusieurs milliers de dollars. Chaque épisode s’articule autour d’un défi bien précis de danse, de chant, de couture ou encore de comédie, et se termine par l’élimination déchirante de l’une des participantes.

“Drag is art, and art is subjective” – The Boulet Brothers

Traditionnellement, le drag consiste, pour un homme ou pour une femme, à porter des vêtements habituellement associés au sexe opposé et à parodier les stéréotypes de genre. On désigne généralement les drag-queens sous le nom de « female impersonator », cependant, cette vision ne cesse d’évoluer, et de nos jours le drag est souvent considéré comme une forme d’expression artistique ouverte à tous, consistant à libérer sa créativité plutôt qu’à donner l’illusion d’appartenir à un autre sexe. Par ailleurs, faire du drag ne donne aucune indication sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de la personne, quelques hommes bisexuels et hétérosexuels ont même pris part à ce genre d’émissions télévisées.

“We’re all born naked and the rest is drag.” – RuPaul

Que l’on adhère ou non à cette série, on ne peut pas nier son impact révolutionnaire. Son plus grand succès est certainement d’avoir réussi à rendre « mainstream » une grande partie de la culture « queer ». Sa popularité contribue à normaliser de nombreuses problématiques auparavant taboues, à donner une visibilité énorme à la communauté LGBT+ et à offrir une plateforme immense à des centaines d’artistes queers. Au cours des épisodes, nous avons régulièrement l’occasion d’écouter les compétitrices parler de leurs vécus personnels et des difficultés que connaissent encore les personnes LGBT+ dans le monde, devenant ainsi une source d’inspiration pour les plus jeunes téléspectateur-rice-x-s. Reflet d’une société de plus en plus ouverte ou architecte d’un monde plus tolérant, RuPaul’s Drag Race s’est même vu récompensée de cinq Emmy Awards en 2018, dont celui de meilleure émission de téléréalité et de meilleur présentateur d’émission de téléréalité pour RuPaul.

La série, en plus de s’être exportée au Royaume-Uni en 2019, a ouvert la voie à de nombreuses autres émissions comme « Drag Race Thailand », « La Más Draga » au Mexique, ou encore Dragula. Cette dernière émission ne sera sûrement pas au goût de tout le monde, car les participant-e-x-s, qui s’affrontent pour le titre de « Next Drag Super Monster » relèvent des défis parfois plus violent et plus dérangeant pouvant heurter les plus sensibles. Mais il est important de noter que l’année dernière, le casting se composait non seulement de drag-queens, mais aussi de drag-kings et d’artistes non-binaires.

Après toutes ces louanges vient le moment de nuancer un peu. En effet, RuPaul a été maintes fois sous le feu des critiques pour ses propos transphobes, on lui a également reproché d’exclure volontairement les personnes transgenres de son émission, pourtant pionnières dans l’art du drag. Suite à une polémique en 2018, une drag-queen ayant entamé sa transition avait été invitée à revenir pour la quatrième édition de « RuPaul’s Drag Race : All stars », mais malgré cela, une majorité d’hommes cisgenres reste toujours représentée dans les dernières saisons. Rappelons aussi qu’il s’agit d’une téléréalité, où tout est mis en scène, parfois truqué, et qui ne donne à voir qu’une petite partie de ce qu’est le drag ou de ce qui constitue la culture LGBT+. Drag Race n’est donc pas un incontournable ni l’unique référence en matière de drag, et la « Gay Card » ne s’obtient pas non plus en regardant la série. Celle-ci peut d’ailleurs donner beaucoup d’attentes irréalistes aux plus jeunes membres de la communauté ou même aux personnes découvrant cet univers. Au-delà d’une apparence fabuleuse, une drag-queen sait avant tout animer une soirée comme personne, sans forcément avoir besoin de 15 changements de tenues ni d’acrobaties à en donner le tournis, bref, rien ne vaut une véritable performance en direct, dans un bar ou en boîte de nuit !

Pour terminer, nous saluons au passage la toute première drag-queen française à faire partie de l’aventure : Nicky Doll ! Croisons les doigts pour qu’elle aille loin et fasse honneur au drapeau bleu blanc rouge.

Bon visionnage à tou-te-x-s les fans de la première heure, et pour les autres, nous espérons que cet article vous aura convaincu de vous plonger dans ce fantastique divertissement sans plus attendre !

And don’t forget, if you can’t love yourself, how in the hell are you going to love somebody else! Can I get an amen up in here?

Ton album arc-en-ciel

Illustration de l'album arc-en-ciel

Mixte, non genré, Ton album arc-en-ciel est un livre de naissance illustré conçu par les LGBTQI+ pour les LGBTQI+. Ayant constaté l’absence en France, en librairie ou sur internet, de livre de naissance pour famille homoparentale, nous avons décidé de combler cette lacune, source d'inégalité et de discrimination, en créant nous-mêmes le livre dont tant de couples ont besoin !

Ton album arc-en-ciel est un livre ouvert : pas besoin de rayer les mentions inutiles, l'album s'adapte aux multiples configurations possibles des familles. Chacun peut y inscrire les particularités de sa parentalité (couples lesbiens, couples gays, co-parentalité) et y raconter son histoire. Nous avons accordé une place importante à la libre expression et certains chapitres abordent des aspects spécifiques à l'homoparentalité (PMA, famille choisie, arbre généalogique ouvert – à plusieurs branches, non restreint à la famille biologique) ou peu présents dans les albums hétéro-normés (la rencontre, la construction du projet parental). Nous tenions également à sortir des stéréotypes de genre : l'album est mixte, les personnages sont non sexués, les couleurs non genrées et l'écriture inclusive. Enfin, dernière spécificité mais non des moindres, cet album a été réalisé en concertation avec les familles homoparentales elles-mêmes, pour qu’il réponde au mieux à leurs besoins.

Aujourd’hui, Ton album arc-en-ciel est en vente sur le site tonalbumarcenciel.fr ainsi que chez quelques partenaires libraires. Vous pouvez nous suivre sur Facebook, Twitter et Instagram.

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« L Word », le retour !

Photo des acteurs de la série L Word

Aujourd’hui, Queer Gaies News vous parle d’une série culte pour notre communauté : « The L Word ». Vous n’êtes sûrement pas sans savoir que cette série, qui retrace la vie de différentes femmes lesbiennes, a eu un réel impact sur notre communauté et sur la façon dont cette dernière est perçue. « L Word » voit le jour en janvier 2004 grâce à la réalisatrice Ilene Chaiken. De son idée naissent Shane, Alice, Bette, Tina, Jenny, Helena, Carmen, des personnages fictifs qui deviendront des icônes de notre génération. Malheureusement, la série prend subitement fin en mars 2009. Le mystère entourant la mort de l’une des héroïnes restera donc entier jusqu’en automne 2019, lorsque « The L Word : Generation Q » fait son grand retour. La série revient avec de nouveaux visages (en gardant tout de même quelques personnages emblématiques tels que Shane, Bette, Alice), une nouvelle intrigue, de nouvelles romances, du drame : le mélange parfait pour passer de bons samedis soirs au chaud entre ami.e.s !

Bon plan Queer Gaies : 1 mois gratuit avec Canal + pour regarder votre série préférée.